FAQ : Injections d’acide hyaluronique

FAQ : Injections d’acide hyaluronique

L’acide hyaluronique est un composant des tissus conjonctifs présents dans tout le corps : on le
retrouve ainsi dans les articulations, le cartilage, la cornée, et en majeure partie –plus de 50%- dans
la peau. Il constitue l’un des éléments les plus importants de la matrice extracellulaire, qui comprend
aussi des protéines comme le collagène et l’élastine : il joue un rôle de protection, de lubrification et
de soutien des organes, des articulations et des tissus. Il contribue aussi aux défenses immunitaires
de l’organisme, ainsi qu’aux processus de cicatrisation.

Cet indispensable constituant naturel est aussi un produit de traitement biomédical, synthétisé grâce
un processus de fermentation bactérienne, pour des applications variées : il est employé pour le
traitement de diverses pathologies ophtalmiques, de maladies du cartilage comme l’arthrose, ou
comme produit de soins post-opératoires pour favoriser la reconstruction des tissus.
Depuis les années 2000, il s’est aussi imposé comme allié de choix dans la lutte contre le
vieillissement cutané.

Il joue en effet un rôle majeur de soutien dans le derme dont il comble les espaces intercellulaires,
contribuant à sa cohésion. Il forme d’autre part un gel élastique qui a la propriété d’attirer à lui et de
retenir les molécules d’eau nécessaires au maintien de l’hydratation tissulaire.
La cosmétique exploite ses propriétés depuis plusieurs années pour renforcer l’action de ses soins
anti-rides en gels, crèmes, laits ou sérums : bien qu’il ne pénètre pas jusqu’au derme, il aide à
hydrater les couches superficielles de l’épiderme.

En médecin esthétique, l’acide hyaluronique est utilisé avec succès, sous la forme d’une solution
injectable, pour le comblement en profondeur des tissus dermiques. C’est un produit biocompatible et
sûr, qui a fait la preuve de son efficacité contre le vieillissement cutané. Il remplace avantageusement
les injections de collagène, avec des risques d’allergies moindres.

Ses indications sont nombreuses et répondent à plusieurs objectifs :

-restaurer les volumes du visage ;

-traiter les rides de relâchement -sillons naso-géniens qui part des ailes du nez jusqu’au coins de la
bouche, rides d’amertume depuis les commissures de la bouche jusqu’au menton, rides du cou et du
décolleté…, mais aussi certaines rides d’expression comme la ride du lion entre les sourcils ;

-combler les cernes creux, dus à la fonte des tissus autour de l’œil, et les cicatrices creuses ;

-défriper la peau des mains ;

-repulper le contour des lèvres.

Tous les types de peau peuvent prétendre à des injections d’acide hyluroniques, qu’elles que soient
leur couleur.


Le principe d’action des injections est de compenser la raréfaction de l’acide hyaluronique dans la peau, qui diminue avec l’âge, privant la peau de sa souplesse et de sa fermeté. Le but est de stimuler l’activité cellulaire pour renouveler votre « stock » d’acide hyaluronique, nécessaire au soutien et à l’hydratation de la peau.
Votre médecin esthétique va procéder par injections ciblées pour un traitement personnalisé plus ou moins concentré sur les différentes zones de votre visage –cernes, plis d’amertume, sillon nasogénien, lèvres…-, en fonction de vos besoins et de vos attentes.
Le traitement sera dispensé à l’aide d’aiguille ou de canules en fonction de la zone à traiter. Les nouvelles techniques privilégient les canules souples, moins agressives pour la peau et permettant d’intervenir plus facilement sur des zones auxquelles il était autrefois difficile d’accéder, comme les cernes.
L’acide hyaluronique, qui se présente sous la forme d’un gel transparent, est injecté dans le derme à quelques millimètres de profondeur. Il existe différentes concentrations de la molécule, qui peuvent être combinées pour leurs différents degrés d’action, en fonction des zones à traiter. Au Centre esthétique Saint-Lazare, nous utilisons ainsi les produits des laboratoires ALLERGAN (Juvéderm) et GALDERMA (Emervel et Restylane). La technique est peu douloureuse, mais si vous êtes particulièrement sensible, une crème anesthésiante sur la partie à traiter pourra toutefois vous être appliquée par une assistante pour plus de confort, 45 minutes à une heure avant l’intervention. Selon l’étendue du traitement, la séance d’injections va durer entre 10 et 30 minutes.
Lorsque l’acide hyaluronique atteint le derme, elle s’infiltre sous la peau avec un effet de comblement immédiat dont vous pourrez constater les effets dès la fin de votre séance. Dans un deuxième temps, cet acide « de synthèse » va stimuler l’activité des fibroblastes, cellules de soutien de la peau, qui vont à leur tour se remettre à produire du collagène et de l’acide hyaluronique naturel. Celui-ci va s’installer dans l’espace extracellulaire des tissus, où il va occuper des volumes significatifs tout en retenant l’eau pour les hydrater en profondeur. Le tissu de soutien de la peau va progressivement se redensifier, lui rendant souplesse et en fermeté. L’effet optimum de ce phénomène est visible au bout d’une quinzaine de jours. Les rides et ridules sont comblées, les contours des yeux et des lèvres sont repulpés, les pommettes et les joues retrouvent leurs rondeurs perdues et le visage, le tonus de sa jeunesse. Ces résultats sont durables pendant six à dix-huit mois, selon les zones traitées.


Le traitement n’est pas dangereux, car l’acide hyaluronique étant un composant naturel du corps humain, il n’est pas reconnu par l’organisme comme un corps étranger. Son application par injections est non invasive et sans traumatisme pour la peau, au contraire d’un acte de chirurgie esthétique. Il permet d’obtenir un effet volumateur des tissus cutanés sans risque de migration une fois mis en place. D’autre part, il faut savoir que l’acide hyaluronique se dégrade aussi avec le temps et ne s’accumule pas dans l’organisme. Cette propriété oblige à renouveler régulièrement les injections pour voir perdurer leurs effets mais présente l’avantage d’être dépourvue de tout risque de modifications durables de la texture de la peau et des structures du visage.
Les injections d’acide hyaluronique restent toutefois un acte médical pour lequel le risque zéro n’existe pas. Seul un praticien expérimenté sera habilité à les pratiquer. Avant toute prescription, il procèdera en premier lieu à un examen rigoureux de votre état de santé et de la qualité de votre peau : au centre médical Saint-Lazare, cet examen sera effectué lors d’une consultation préalable obligatoire. Votre médecin vous questionnera sur votre profil médical, étudiera le stade et le type de vieillissement de votre peau et montrera une écoute attentive de vos attentes, pour déterminer le traitement qui vous convient. Il sélectionnera les produits et les modes d’administration appropriés aux particularités de vos rides. A l’issue de votre consultation, il vous remettra une information détaillée sur les précautions à observer avant et après votre séance d’injections, un devis pour évaluer le coût de l’intervention et un document de consentement éclairé. Vous pourrez ainsi vous décider en toute connaissance de cause.
Il n’existe pas de contre indications formelles au traitement par acide hyaluronique. Néanmoins, en cas de grossesse et d’allaitement, de traitements chroniques anticoagulants ou de précédents de maladies allergiques évolutives, il est conseillé d’éviter les injections.
D’autre part, il est recommandé à titre de précaution d’éviter la prise d’anti inflammatoire 15 jours avant l’injection, pour écarter le risque d’avoir de petits hématomes autour des points d’injection.
Bien que l’acide hyaluronique reste le produit le plus sûr du marché des injectables antirides, des réactions inflammatoires aigües exceptionnelles peuvent apparaître. Ce risque reste extrêmement faible (1 cas de réaction d’hypersensibilité sur 2000 a été rapporté). Même en cas de réaction inflammatoire, l’effet restera transitoire, du fait de la résorbabilité de l’acide hyaluronique dans l’organisme.
Toutefois, si une réaction persiste plus d’une semaine après une injection, il ne faudra pas hésiter à nous contacter. Notre équipe et votre médecin sont à votre disposition.


Plusieurs études attestent du faible risque d’effets secondaires des injections d’acide hyaluronique. Cependant, chez certaines personnes traitées, certaines réactions cutanées peuvent survenir, provoquant rougeurs, gonflements, ecchymoses, démangeaisons ou une sensibilité sur le site d’injection. Chez les sujets prédisposés, une poussée d’herpès labial (bouton de fièvre) peut subvenir.
Au niveau des cernes, la peau des paupières étant la plus fine du corps humain, les injections peuvent colorer la peau et provoquer de petits œdèmes.
Pour éviter ces réactions désagréables mais spontanément régressives, vous devez éviter la prise d’anti inflammatoires, de vitamine C à haute dose et de tous médicaments contenant de l’aspirine quinze jours avant les injections. Si vos pores sont dilatés sur la zone à traiter, un soin astringent pourra vous être conseillé : lotion astringente ou préparation à base de vitamine A acide, à appliquer quotidiennement pendant les deux semaines précédant la séance.
La veille, le jour et le lendemain de l’intervention, vous éviterez impérativement les boissons alcoolisées.
Un certain nombre de précautions à prendre après la séance d’injections seront également efficaces pour limiter les risques d’hématomes.
Immédiatement après le traitement, si un œdème survient sur la zone d’injection, vous pourrez appliquez des compresses d’eau froides, changées fréquemment. L’application d’un maquillage anti-cernes vous permettra de masquer aisément hématomes et rougeurs. Au centre médical Saint-Lazare, un maquillage vous sera offert pour une remise en beauté.
Dans les deux à trois jours qui suivent, ou apaiserez votre peau à l’aide d’une crème contenant un anticoagulant léger (héparine), prescrite par votre médecin ; vous pourrez aussi utiliser une pommade ou des granulés homéopathiques à base d’Arnica.
Afin d’optimiser le traitement et de permettre une bonne hydratation, il est conseillé de boire abondamment, environ 1.5 à 2 litres par jour, pendant les deux jours suivant l’injection ; vous vous protégerez dans le même temps de l’exposition solaire directe sur la zone traitée.
Dernière étape indispensable de vos précautions post-opératoires : votre visite de contrôle, quinze jours après le traitement, pour vous garantir le meilleur suivi possible de votre traitement.


L’acide hyaluronique est principalement utilisé pour le visage.
Toutes ses parties peuvent être traitées : front, yeux, bouche, menton.
– Dans le haut du visage, l’acide hyaluronique permet de combler les rides transversales du front, les rides inter-sourcilières (plis verticaux entre les sourcils), ainsi que les « pattes d’oie », petites rides au coin des yeux à côté des tempes.
Au niveau des cernes, les injections peuvent rendre une vigueur nouvelle au regard en gommant les creux situés sous la paupière inférieure, qui avec le vieillissement s’accentuent et forment des poches sous les yeux.
– Dans la partie médiane, l’acide hyaluronique est employé pour son effet restaurateur et volumateur contre la perte des volumes du visage. En effet, avec le temps, les pommettes et les joues se creusent : les injections vont permettre de rehausser leur relief et de leur restituer leur volume naturel.
– Dans le tiers inférieur du visage, il se montre particulièrement efficace : il combat remarquablement les rides profondes formées par les sillons naso-géniens (plis reliant les ailes du nez jusqu’aux commissures des lèvres), ainsi que les plis d’amertume (rides verticales de chaque côté de la bouche jusqu’au menton.
> Il peut également contribuer à recréer les reliefs d’un menton fuyant ou trop saillant.
> Pour traiter les petites rides péri-buccales, situées principalement au-dessus de la lèvre supérieure, on crée des micro canaux par une technique de canulation dans lesquels sont injectées des doses minimes de solution, afin de stimuler le renouvellement cellulaire le long de ces sillons.
> On emploie aussi l’acide hyaluronique pour compenser la perte de volume de la bouche, dont le galbe s’affine en vieillissant et dont le contour se relâche. Il est alors injecté dans les lèvres pour les repulper et redessiner leur contour. Le dosage des injections permet d’obtenir un résultat très naturel, évitant un aspect surgonflé inesthétique.
– Les autres parties du corps sont le cou et le décolleté –pour lutter contre le relâchement cutané dans cette zone, raffermir la peau et effacer les rides horizontales du cou et des plis verticaux qui se forment entre les seins.


Injecté dans le derme, l’acide hyaluronique synthétisé s’insère dans la matrice extracellulaire, qui forme la structure de soutien de la peau. Il vient se substituer à l’acide hyaluronique naturel, qui se rarifie avec le temps. Il redensifie et irrigue les tissus sous-cutanés, repulpant la peau. Cet effet immédiatement visible n’est cependant pas définitif, l’acide hyaluronique étant un produit naturellement résorbable et biodégradable, éliminé progressivement par l’organisme. Cette caractéristique impose le renouvellement des injections pour en prolonger les effets. En contrepartie, elle présente l’avantage d’offrir une solution d’intervention aux effets réversibles, n’engageant pas des résultats définitifs comme c’est le cas pour une opération de chirurgie esthétique.
L’effet du traitement est plus ou moins durable selon les personnes et les types de peau. Il dépend aussi des zones traitées et de la profondeur d’injection du produit.
Pour le traitement des lèvres ou des rides fines du visage, l’effet obtenu va durer de six à neuf mois.
Sur lez zones nécessitant du volume en profondeur, la durée d’action est de douze à dix-huit mois.
Pour un résultat stable dans le temps, il est conseillé de renouveler le traitement une fois par an. On constate une amélioration progressive de l’efficacité au fil des séances, par apparition d’un processus de renouvellement cellulaire provoqué par les injections. En effet, au-delà d’un effet repulpant immédiatement visible, l’acide hyaluronique stimule l’activité des fibroblastes, induisant un processus de néo-collagénèse (fabrication de collagène « neuf » par la peau).