FAQ : Toxine Botulique

FAQ : Toxine Botulique

La toxine botulique est une substance naturellement présente dans l’environnement, produite par la
bactérie Clostridium Botulinum, présente dans le sol, les sédiments marins ou d’eau douce, et
l’organisme de certains animaux qui l’ingèrent. Inactivée, elle est inoffensive. Ce n’est qu’en cas de
privation d’oxygène que les spores de la bactérie libèrent cette neurotoxine, responsable du
botulisme. C’est le médecin allemand John Muller qui découvrit en 1870 cette maladie, caractérisés
par la paralysie fatale du système nerveux et des muscles respiratoires. Après avoir observé des cas
provoqués par l’ingestion de charcuterie contaminée, il isola la toxine bactérienne responsable de ces
symptômes.
Mais il fallut attendre la fin du XXe siècle pour que la science s’intéresse à ses applications possibles
à des fins médicales et à sa faculté d’empêcher les muscles de se contracter. Une telle propriété
pouvait s’avérer une alliée de taille dans la thérapie de divers troubles d’origine musculaire, à
condition de neutraliser sa toxicité.
Les premiers essais ont été menés en ophtalmologie dans les années 1960, pour tenter la correction
du strabisme de l’enfant.
Purifiée et diluée pour n’agir que sur un muscle ciblé, la toxine botulique a ainsi permis de soulager
durablement les contractions musculaires indésirables, sans nuire au système nerveux central.
C’est ainsi que ce poison violent dans la nature, neutralisé et ramené à des doses infimes, est
aujourd’hui devenu un médicament indispensable à la médecine contemporaine, bien connu du grand
public sous le nom de Botox.
Après de nombreux essais thérapeutiques conduits dans plusieurs autres champs de la recherche
médicale, les premières utilisations ont été autorisées sur le marché à partir des années 1970. Elle se
sont généralisées, d’abord aux Etats-Unis dans les années 1980, puis en France dans les années
1990, pour lutter contre différentes pathologies chroniques d’origine musculaire.
En médecine esthétique, il a fallu attendre 2002 aux Etats-Unis, et 2003 en France, pour l’autorisation
de la toxine botulique. Son application dans le domaine du vieillissement cutané a pourtant été
découverte dès les années 80, par le docteur Jean Carruters, une ophtalmologiste canadienne, alors
qu’elle traitait par Botox un problème oculaire : elle constata en effet chez sa patiente une diminution
des rides entre les sourcils. Entreprenant alors des recherches, elle a démontré les propriétés de la
toxine sur les rides d’expression : formulée en micro-doses injectables, celle-ci permet de détendre
ces rides dynamiques, en empêchant la contraction répétée des muscles, des sourcils et des
paupières qui causent leur formation.
Aujourd’hui couramment proposée aux patients qui souhaitent réduire leurs rides du haut du visage,
elle a fait la preuve de son efficacité contre les rides de la patte d’oie, les rides du front et les rides
inter sourcilières.
Il faut noter qu’elle est également utilisée par les dermatologues pour réduire l’hyperhidrose
(transpiration excessive) au niveau des aisselles, des pieds et des mains.
Le terme de Botox, qui l’a fait connaître par le grand public, correspond en fait à une de ses
formulations, utilisée dans le cadre des actes de thérapies neuromusculaires. En médecine

esthétique, les marques autorisées sur le marché français sont les toxines Vistabel, Azzalure et
Bocouture.
Le centre médical et esthétique Saint-Lazare utilise deux d’entre elles, proposées par deux
laboratoires expérimentés et reconnus : Azzalure, proposé par les laboratoires Galderma, et Vistabel,
proposé par les laboratoires Allergan.


Les expressions du visage sont formées par la contraction de muscle, en réponse à une commande
volontaire du cerveau, ou involontaire lors d’une mimique réflexe. Avec le temps, ces contractions
répétées finissent par créer dans la peau fine du haut du visage une fracture du derme, sous la forme
d’un sillon permanent. Sur le front, ce sont des rides horizontales qui se forment. Sur les tempes, au
coin des yeux, se dessinent les fameuses « pattes d’oie ». Entre les sourcils, ce sont des rides
verticales qui se creusent.
La toxine botulique de type A, utilisée en médecine esthétique, va agir spécifiquement sur ces rides
d’expression en inhibant la transmission de l’influx nerveux vers les muscles du visage. Ceux-ci ne
reçoivent plus l’« ordre » de se contracter : ils vont rester relaxés pendant toute la durée de l’action du
produit, soit quatre à six mois. Ce délai laisse le temps à la peau adhérente aux muscles, n’étant plus
sollicitée, de se détendre, et aux rides de se défroisser.
Les doses très faibles utilisées permettent de ne pas affecter le fonctionnement normal des muscles :
elles n’entraînent qu’une paralysie partielle. Cela permet de réduire les mimiques réflexes, tout en
conservant aux muscles une mobilité intentionnelle suffisante pour préserver l’expressivité du visage.
Le chirurgien esthétique ou dermatologue (seuls médecins à être autorisés en France à injecter de la
toxine botulique au niveau du visage) va effectuer ses injections en évitant de bloquer un seul groupe
de muscle, ce qui aurait pour résultat de libérer en contrepartie le groupe de muscles antagonistes, et
de provoquer de nouvelles rides d’expression non souhaitées. Pour ce faire, il va préalablement
calculer les doses de produit à répartir sur une série de points précis.
L’administration de la toxine botulique est un acte de médecine qui doit être réalisée par un praticien
qualifié, dans des conditions de bonnes pratiques médicales et de qualité de soin. Au Centre médical
Saint Lazare, vous serez pris en charge par une équipe de médecins spécialistes, expérimentés dans
l’utilisation de la toxine. Seul un chirurgien esthétique ou un dermatologue vous prendra en charge
pour réaliser vos injections de toxine botulique, seuls médecins ayant l’autorisation de pratiquer de
telles injections.
Les produits utilisés au centre médical St Lazare sont issus de deux laboratoires de référence en
France : l’Azzalure produit par Galderma et le Vistabel produit par Allergan.


La zone traitée par la toxine botulique est principalement celle du haut du visage, comprenant le front
et le pourtour des yeux.

Les muscles traités dans cette zone sont ceux dont les contractions répétées pour exprimer les
émotions provoquent les rides d’expression :
– le muscle orbiculaire des paupières, responsable des rides radiaires sur les tempes, en
« patte d’oie » ;
– le muscle frontal, releveur des sourcils lors des mimiques d’étonnement, à l’origine des rides
horizontales du front ;
– le muscle abaisseur de la tête du sourcil, qui plisse les yeux ;
– le muscle corrugateur qui actionne le rapprochement des sourcils, dont les contractions
chroniques creusent à la verticale les rides inter-sourcilières, dites « rides du lion ».
Le traitement agit sur les rides provoquées par les contractions des yeux et des sourcils, mais joue
également sur la position des sourcils et l’ouverture de l’œil. Il peut corriger un sourcil tombant ou
relever des paupières plissées par la contraction chronique des muscles abaisseurs, en ré-ouvrant le
regard.
La partie basse du visage n’est pas totalement exclue du traitement par toxine botulique ;
l’intervention dans cette zone est toutefois plus délicate, les équilibres musculaires du pourtour de la
bouche étant encore plus complexes que ceux des yeux et des sourcils. La toxine y est généralement
employée en combinaison avec des injections d’acide hyaluronique. Les injections se font dans les
muscles abaisseurs de la bouche qui attirent les commissures vers le bas, dans le muscle orbiculaire
qui fait le tour de la bouche pour combattre les rides de la lèvre supérieure, dans le haut du sillon
nasogénien pour les rides partant de la racine du nez ou dans les muscles de contraction du cou, afin
d’en atténuer les rides horizontales.


Le traitement de toxine botulique est indiqué par un médecin qualifié habilité à réaliser ces injections.
Au centre médical Saint Lazare, les injections vous seront prescrites par un chirurgien esthétique ou
un dermatologue, après examen préalable, pour déterminer si ce traitement est celui qui convient le
mieux à votre cas et à vos besoins.
En effet, la toxine botulique ne convient pas pour remédier à touts les signes de vieillissement : pour
rajeunir et raffermir la peau, rafraîchir le teint ou combler les rides d’affaissement, d’autres solutions
de médecine esthétique existent comme les produits de comblement, le laser ou la mésothérapie
pourront être mieux indiqués.
De manière générale, la toxine botulique est indiquée pour décontracter et adoucir les traits du visage
durcis par le temps, en lissant les rides qui lui confèrent une expression permanente de fatigue ou de
tristesse.
Sa première indication est le traitement des rides du front et du contour des yeux : c’est la technique
sans chirurgie la mieux appropriée pour défroisser le regard en décontractant les muscles.
Elle lisse les pattes d’oie, les ridules du coin de l’œil, les rides frontales ou les rides entre les sourcils
appelées « ride du Lion », qui confèrent une expression sévère au visage.

Moins utilisée pour le bas de visage, pour lequel son emploi est plus délicat car elle ne peut être
guidée par la balance musculaire, elle peut cependant combattre les plis d’amertume autour de la
bouche, les petites rides au dessus de la lèvre supérieure, ou les rides provoquées par les
contractions du muscle du cou.
Les injections peuvent être proposées à tout âge, en prévention de la formation des rides à partir de la
trentaine, puis aux peaux matures pour corriger les rides apparentes, tout en gardant une expression
naturelle.


Purifiée et diluée, la toxine botulique est parfaitement tolérée par l’organisme. Il existe cependant
certaines contre-indications :
• grossesse en cours ou allaitement ;
• maladie d’origine neuromusculaire comme la myasthénie, la myopathie, la SLA ou le syndrome de
Lambert-Eaton.
• hypersensibilité à la toxine ou à l’un de ses excipients – à ce jour, il n’existe aucun cas d’allergie
connue à la toxine botulique.
• les infections ou inflammations sur les sites d’injection.
L’utilisation de la toxine botulique demande d’autre part des précautions particulières de réduction de
la posologie en cas d’antécédents d’atteinte neurogène de la face, de maladie neuromusculaire ou de
trouble de la coagulation, ainsi que chez les personnes âgées de plus de 70 ans.
Certains traitements, incompatibles avec les injections, devront être signalés à votre médecin :
injections précédentes de toxine botulique pour des pathologies musculaires, prise d’anticoagulants,
d’antibiotiques de la famille des aminosides (comme l’Amiklin ou la Gentalline), de curarisants, de
médicaments antipaludéens (chloroquine) ou immunodépresseurs (cyclosporine).
Pour vous assurer que vous n’êtes concerné par aucune de ces contre-indications, vous devrez
effectuer un bilan de santé préalable avant votre traitement.
Lors de votre première consultation médicale obligatoire au Centre médical Saint Lazare, vous serez
reçu par un médecin qui vous examinera, vous questionnera sur vos antécédents médicaux et
vérifiera que vous ne présentez aucune contre-indication ou problème de santé demandant un
examen supplémentaire.


A l’image d’autres substances toxiques comme le curare ou l’arsenic, la toxine botulique fait partie de
ces poisons produits par la nature, devenus des médicaments. A l’image du curare ou de l’arsenic,
c’est pour la puissance de son principe actif qu’elle a intéressé la médecine pour son exploitation à
des fins bénéfiques. Dépouillée de sa toxicité, c’est aujourd’hui un traitement sûr et sans danger dans
de nombreux domaines thérapeutiques.

Elle a pour propriété de bloquer la libération d’un neurotransmetteur, l’acétylcholine. En faisant
barrage à la transmission de l’influx nerveux vers le muscle, elle empêche durablement le muscle
ciblé de se contracter.
En usage thérapeutique, neutralisée et conditionnée en doses infimes purifiées, elle permet d’agir sur
un groupe de muscle précis et isolé.
Les scientifiques disposent aujourd’hui d’un recul de plus de dix ans pour confirmer son innocuité et
l’observer sur le long terme.
Ses premières applications, dans les années 70, ont été testées en ophtalmologie, pour corriger le
strabisme de l’enfant et le blépharospasme.
En France, les premières autorisations de mise sur le marché (A.M.M.) ont été accordées à partir de
1990 pour les traitements de maladies neuromusculaires et d’affections ORL.
Ses applications en médecine esthétique ont été autorisées en 2003. Des centaines de milliers de
patients en ont depuis bénéficié, avec des résultats spectaculaires dans tous ces domaines, sans
accident ni effets secondaires graves. C’est aujourd’hui une technique couramment employée et une
indication privilégiée pour l’atténuation des rides d’expression.
Les effets secondaires du traitement sont rares, et pour la plupart réversibles. Une mauvaise
administration peut présenter des risques : trop dosée, elle peut nuire à l’expressivité du visage ; mal
équilibrée, elle peut créer une asymétrie au niveau des mouvements des sourcils ou des coins de la
bouche. Néanmoins, ce risque est faible et un défaut de symétrie peut être corrigé par quelques
micro-injections complémentaires. D’autre part, l’effet de la toxine est réversible en quelques mois.
Pour limiter ces risques au minimum, il est important d’être traité par un médecin compétent et
expérimenté dans l’utilisation de la toxine botulique.
Les médecins du Centre médical Saint-Lazare ont l’expérience nécessaire pour vous administrer avec
précaution et précision la toxine botulique.


Votre séance d’injections de toxine botulique se déroulera au Centre médical Saint Lazare, après une
première consultation préalable, au cours de laquelle votre médecin aura déterminé les éventuelles
contre-indications vous concernant, évalué vos besoins spécifiques et examiné votre visage afin de
planifier ses injections.
Sur le visage nettoyé et préalablement désinfecté, le médecin commencera par repérer les points
d’injections. Il vous demandera de mimer diverses expressions, en contractant les muscles à traiter.
Au fur et à mesure, il marquera les points repérés.
Puis il procèdera aux injections de la solution, point par point. Il injectera des doses variables en
fonction de la zone à traiter, mais aussi de la nature de peau : dans le cas de muscles puissants et de
peau épaisse, elles devront être plus élevées que la moyenne pour agir avec la même efficacité.
La sensation pour le patient traité est peu douloureuse, l’aiguille étant d’une extrême finesse et le
traitement ne nécessitant que quelques piqûres, effectuées en peu de temps (cinq à trente minutes
selon l’étendue des zones à traiter). Cependant, pour les personnes particulièrement sensibles aux

piqûres, l’inconfort lié à l’injection peut être réduit par l’utilisation d’une crème anesthésiante (type
Emla).
Pendant les quatre heures qui suivent les injections, pour éviter au maximum les diffusions du produit
au-delà de la zone injectée, il vous sera conseillé d’éviter le sport et de ne pas vous allonger. Les
massages faciaux et les frottements de la peau sont contre-indiqués pendant 24 heures. Le port du
chapeau ou d’un bandeau devra être évité pour les personnes ayant fait l’objet d’un traitement des
rides frontales.
Une mobilisation douce et progressive des muscles injectés dans les heures qui suivent, en fronçant
légèrement les sourcils par exemple, favorisera en revanche une bonne infiltration de la toxine dans
les terminaisons nerveuses de la zone traitée.


Les injections de toxine botulique sont pratiquement indolores.
Les aiguilles utilisées pour l’injection sont en effet de très fin calibre, permettant de minimiser la
sensation douloureuse. Une anesthésie locale n’est donc pas nécessaire, imposant un temps de pose
long (1 heure) pour une séance qui ne dure que quelques minutes.
Pour réduire au maximum l’inconfort de l’intervention, la solution la plus sûre est qu’elle soit confiée à
un praticien expérimenté. Celui-ci veillera à diriger ses injections, de manière à ce que vous soyez le
moins possible incommodé. Vous ne ressentirez qu’un léger inconfort pendant la quinzaine de
minutes en moyenne que durera le traitement.
Après la séance, votre peau ne sera ni irritée ni sensible. De petites rougeurs autour des points
d’injection peuvent apparaître, mais elles resteront indolores et disparaîtront en quelques jours. Vous
pourrez les camoufler immédiatement avec votre maquillage habituel.
Exceptionnellement, vous pourrez ressentir des maux de tête qui s’estomperont quelques heures
après l’intervention. Les jours suivants, vous pourrez aussi éprouver de légères douleurs faciales,
résultant de la modification des tensions musculaires de la zone traitée. Après ce temps d’adaptation,
ces impressions s’apaiseront, un nouvel équilibre musculaire s’installant en quelques jours.


Votre séance d’injections ne sera suivie d’aucune inflammation ni de sensation douloureuse : aucune
convalescence n’est nécessaire et vous pourrez reprendre vos activités sociales et professionnelles
tout de suite après le traitement.
De petites rougeurs transitoires apparaissent fréquemment au niveau des points d’injections, mais
elles sont discrètes et indolores et peuvent être camouflées aisément sous un fond de teint. Elles
disparaissent le plus souvent moins d’une heure après le traitement, au plus tard en un jour ou deux.
Plus rarement, de petites ecchymoses peuvent se manifester. Certaines personnes traitées peuvent
aussi présenter un mal de tête. Dans l’ensemble, ces désagréments sont de courte durée et
disparaissent généralement en moins de vingt-quatre heures.

Pour garantir le succès du traitement, quelques précautions devront être respectées dans les heures
suivant les injections :
• Les mouvements pouvant perturber la circulation sanguine sont déconseillés pendant les quatre
heures qui suivent, pour éviter la diffusion de la toxine en périphérie de la zone traitée : sport intensif,
positions allongée ou tête en bas…
•  Les régions traitées ne doivent pas être frottées ou manipulées pendant un délai de 24 heures :
pendant cette période, il est conseillé d’éviter les massages, sauna ou hammam, frictions ou soins
purifiants du visage (masques de beauté, peeling). Les personnes traitées pour des rides d’expression
dans la zone frontale devront en outre éviter de porter à cet endroit une coiffe ou un chapeau.
Le résultat recherché par le traitement n’est pas immédiatement visible : il vous faudra attendre 48
heures à une semaine pour voir les premiers signes de l’action du produit, et jusqu’à quinze jours pour
en constater l’effet complet. Après ces deux semaines, vous reverrez votre médecin pour une
consultation de contrôle, lors de laquelle celui-ci vérifiera le bon déroulement du soin et programmera
d’éventuelles injections supplémentaires pour ajuster et compléter le résultat. Ces injections de
retouche seront pratiquées deux à quatre semaines après le premier traitement.
Le résultat final obtenu n’est pas permanent, mais dure entre quatre et six mois selon les patients.
Après ce terme, il peut être renouvelé. Avec la répétition des traitements, on constate généralement
un prolongement de la durée de leurs effets dans le temps, qui peut atteindre jusqu’à huit à neuf mois,
voir un an dans certains cas.
En fonction de votre propre réaction au traitement, votre médecin adaptera son étalement dans le
temps et son rythme de renouvellement.


L’intervention ne présente pas de risques majeurs. Ses suites normales sont temporaires et ne durent
pas plus de vingt quatre heures. Elles se manifestent par de légères rougeurs aux points d’injection et
de petits hématomes éventuels ; et plus rarement, par des maux de tête ou des sensations de
tensions musculaires aux endroits traités, qui disparaissent en quelques heures
En dehors de ces suites, les effets secondaires indésirables qui peuvent survenir sont le plus souvent
liées à un dosage inadéquat de la solution de toxine botulique.
L’effet le plus communément redouté, est celui d’une surévaluation de la dose à injecter, privant le
visage de son expressivité et lui conférant un aspect figé. Les médecins du centre médical St Lazare
ont l’expérience nécessaire pour évaluer votre visage dans da globalité et ainsi vous assurez un
résultat harmonieux et naturel.
Un relâchement excessif du muscle injecté pourra également entraîner une chute du sourcil ou un
ptosis de la paupière supérieure, par manque de tonus.
Autres effets secondaires liés à une injection mal équilibrée : la remontée des bords des sourcils qui
« écarquille » exagérément les yeux (effet Méphisto), des troubles altérant les expressions comme
l’asymétrie du sourire, exceptionnellement des troubles de l’accommodation.

Si les asymétries peuvent être corrigés, ce n’est pas le cas d’une ptose du muscle. Mais dans tous les
cas, ces effets ne sont pas définitifs et entièrement réversibles, au-delà de la durée d’action de la
toxine, trois à quatre mois après les premières injections.
Ces effets sont d’autre part de plus en plus rares, la tendance étant aujourd’hui à des traitements en
doses minimes, de façon à ne pas encourir le risque de figer les traits ou de rompre l’harmonie du
visage.
Ils sont d’autant plus réduits qu’ils sont conduits par des mains expérimentées. Au centre médical et
esthétique Saint-Lazare, vous serez pris en charge par des médecins dotés d’une expertise d’une
dizaine d’années dans l’utilisation de la toxine botulique, et les risques de mauvais ajustement de
votre traitement seront réduits au minimum.


La toxine botulique n’agit pas sur le derme en comblant les rides comme l’acide hyaluronique, ou en
stimulant le renouvellement cutané comme les lasers ou les lampes Led. C’est un produit ciblé pour
agir non sur la peau, mais sur les muscles actionnant les expressions, qui creusent au fil du temps sur
le visage des rides plus ou moins profondes.
En permettant la relaxation des muscles abaisseurs et releveurs des sourcils et des paupières, la
toxine botulique permet de détendre le plissement de la peau attachée aux muscles. Elle est
particulièrement efficaces pour corriger les rides verticales inter-sourcilières (rides du lion), les rides
du front, des tempes et de la patte d’oie.
Le résultat obtenu après traitement, visible au bout d’une semaine environ, parfois dès 48 heures, est
d’atténuer les rides d’expression, d’adoucir les traits du visage durcis par la contraction des yeux et
des commissures des lèvres, d’ouvrir le regard en relevant le sourcil. Détendu, le visage paraît plus
jeune et reposé.
Un traitement bien conduit permet d’obtenir ces effets tout en préservant la mobilité et l’expressivité
du visage.
Pour optimiser le résultat, une injection de correction est parfois nécessaire, deux à quatre semaines
après votre première séance. C’est votre médecin qui en jugera lors du rendez-vous de contrôle prévu
quinze jours après le traitement initial.
Un renouvellement régulier dans le temps sera également recommandé afin d’en prolonger les effets,
au moins une fois par an.
 A l’inverse, pour annuler des résultats insatisfaisants, il suffira d’arrêter les
injections : au bout de trois à six mois après un premier traitement, le muscle traité retrouvera sa
fonction initiale.


Après des injections de toxine botulique, les résultats ne sont pas visibles immédiatement. Elle
commencera à agir au bout d’une semaine environ. Le résultat complet sera stabilisé après deux

semaines environ. Votre première séance d’injection sera éventuellement suivie d’une séance
d’injections supplémentaires deux semaines après pour en compléter les effets, si votre médecin le
juge nécessaire.
Au contraire d’une chirurgie invasive, les effets de la toxine botulique sont réversibles : après votre
première séance, vous devrez prévoir un renouvellement du traitement quatre à six mois plus tard
pour en prolonger les effets.
A défaut, le muscle traité retrouvera sa fonction initiale et les rides d’expression referont leur
apparition progressivement.
Cette réversibilité est un avantage si vous souhaitez annuler ou modifier les résultats d’un premier
traitement. L’inconvénient est de vous imposer la contrainte d’un renouvellement régulier. Cependant,
on observe un prolongement des effets du produit lorsque le traitement est répété à plusieurs
reprises : après plusieurs séances d’entretien tous les six à neuf mois, son action peut se stabiliser,
permettant d’espacer jusqu’à un an le délai entre deux injections.
Il n’existe pas de fréquence standard des séances de renouvellement, comme il n’existe pas de
réaction standard à ce type de traitement. Chaque patient aura son propre rythme de renovuellement,
qui lui-même pourra évoluer au cours du temps.
Pour certains patients, il sera nécessaire d’avoir recours à un total d’au moins huit pour obtenir cette
stabilisation du résultat, d’autres auront besoin d’un nombre moins élevé de séances. Votre médecin
établira un programme personnalisé à votre cas, en fonction des premiers résultats obtenus et de vos
propres attentes.
Dans tous les cas, un délai de trois mois devra être respecté entre deux séances, pour éviter le risque
de déclencher la production d’anticorps en résistance au produit, induisant un « effet vaccin » qui
empêcherait la toxine d’agir.